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52 secondes de lumière

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Andrei Konchalovsky - Lumière & Cie

Jacques Rivette - 
une aventure de Ninon

Abbas Kiarostami - Diner for one

Lumière & Compagny est un projet collectif : quarante et un réalisateurs ont tourné 52 secondes de leur choix, sans son et en trois prises maximum, avec la caméra originelle des frères Lumière.

Patrice Leconte - La Ciotat

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Récréations (artificial hollidays)

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Reiner Riedler - Indoor beach Tropical Islands, Allemagne

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En hauts troubles

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«Saura-t-on que ce que je fais n’est absolument pas charmant, que l’esthétique n’est que la face visible d’une terreur secrète ?» Thierry Kuntzel

Renaud Poillevé, La vague, 2004 (vidéo sur Dailymtion)

Robert Rauschenberg, Mud Muse, 1968-71 (Moderna Museet)

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La métamorphose des sables

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Il suffit d’un rien pour qu’une vie bascule. Nous sommes à l’image de ces particules de silice glissant sur le flanc d’une dune. Nous sommes aussi comme ces insectes qui s’enfouissent dans le sable à l’approche d’un prédateur. Nous sommes comme ce couple terré au fond d’un trou, à désensabler jour après jour l’espace étroit qui entoure la maison qu’ils habitent pour éviter qu’elle ne soit engloutie. Chaque geste du quotidien, qui se répète, inexorable, nous rapproche du monde.



L’histoire commence dans l’abrupt d’un mur de sable qu’escalade un homme. Il arpente les dunes à la recherche d’insectes. Il les photographie, les ramasse et les introduit dans des tubes de verre. Cet homme n’est pas un chercheur mais un simple instituteur venu passer deux ou trois jours au bord de la mer pour satisfaire sa curiosité et s’isoler. Ayant raté le dernier autobus pour la ville, il est invité à passer la nuit chez l’habitant. Descendant dans une fosse, où l’attend son hôtesse, il ignore encore le piège qui vient de se refermer sur lui. Bientôt il découvrira pourtant qu’il a été amené là pour aider la femme à retirer le sable qui, jour après jour, descend dans le trou.

D’abord prisonnier malgré lui, cet homme instruit, venant du monde civilisé, va se révolter à l’idée de cette nouvelle condition qu’il juge animale et indigne de lui, il va même tenter, à maintes occasions, de s’échapper du trou où il est retenu captif : en vain. Cet homme, que rien n’avait visiblement préparé à envisager la vie autrement que par les choses de l’esprit, épris de liberté et de savoir ne peut comprendre les motifs qui poussent cette femme à rester ainsi terrée ; les arguments qu’il invoque sont ceux d’un homme raisonnable et moderne et s’opposent à ceux de la femme qui n’en sont pas moins réalistes et remplis de bon sens : sa connaissance intime du lieu et du milieu, son intuition peut-être, lui confère, de ce point de vue une certaine forme de sagesse. L’enfermement, la coupure d’avec le monde civilisé, et surtout, peut-être, l’amour qui nait pour la femme qui habite là, font que, peu à peu, l'homme finit par renoncer à son histoire passée, à ses illusions ainsi qu’à son identité.

La femme des sables n’est cependant pas un film sur la résignation, mais bien davantage le récit de cette métamorphose.


Nous passons notre vie à déplacer des montagnes (de sable) qui ruissellent et s’amassent si tôt l’ouvrage achevé, tel Sisyphe roulant son rocher. Cette activité qui, dans un premier temps, peut sembler  comme une tache absurde, ingrate et inutile est en fin de compte une allégorie de la condition humaine.

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La femme des sables, 1964, réalisé par Hiroshi Teshigahara, adapté du roman de Kobo Abe par son auteur, musique de Toru Takemitsu.

Publié dans films

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Sous la vague

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Asako Narahashi, Jonanjima, 2002 (série "Half awake and half asleep in the water ")

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(une année)*

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*(Au quotidien)

*(Reprises - saison 5 -)

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...de sang neuf

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"Le manuscrit est posé là, sur la table. Ton livre est terminé. Tu l’as lu et relu. Tu ne l’aimes pas. C’est raté. Deux ans de travail, au bout de quoi ce roman ni fait ni à faire. Deux cents pages, et rien à sauver. Une fois encore, avec lassitude, avec dégoût, tu feuillettes la liasse. Puis là, tiens, tu changes un mot, même pas : une lettre. Par exemple, tu rayes gros et à la place tu écris gras. Et voilà que tout le paquet se ranime. Une goutte de sang neuf a suffi. Mais il n’est pas mauvais, ce roman, il est même très bon. Ai-je jamais rien écrit de meilleur ?" 
Eric Chevillard, L'autofictif 248-2

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De l'eau comme des miroirs

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  Jean Cocteau (extrait de) Orphée, 1950 Bill Viola Reflecting pool, 1978

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études #41

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(Huile sur toile, 12.08, Cult)

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Slow

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 Brian Eno - Thursday Afternoon The silent listener A Northen water

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