Prélevé, en passant

Publié le par ap

(Eric Girardot)

 

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Déambuler dans la ville : se laisser submerger par la masse des signes qu’elle arbore. Croiser dans les grands miroirs de ses façades ou dans les reflets de ses vitrines, les bribes des circulations qui l’animent. Porter un regard attendri sur des scènes de l’ordinaire. S’amuser des télescopages qui surgissent, au détour d’un carrefour, entre les images placardées et les passants. Retenir ces instants anodins et en apprécier les interférences multiples.


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L’approche que Éric Girardot réalise des villes qu’il arpente ne relève pas du féerique même lorsque le merveilleux d’un rideau vertical (à la Kenneth Noland) vient se substituer au ciel .Et même si les lieux qu’il photographie peuvent parfois utiliser la géométrie d’une architecture ou la présence d’un monument connu, celui-ci est rarement le sujet de l’image.


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La ville pour Éric Girardot est d’abord un espace habité et, s’il n’y a aucune volonté de traduire un aspect spectaculaire, la rue n’en est pas moins un théâtre mouvant, une scène dont il capte les instants fugaces, le décor épatant des prélèvements qu’il opère. Sujet momentané de ce "grand plateau", Eric ne rend pas compte de la Ville (ou des villes) comme d’une entité abstraite, mais s’attache plutôt, au fil de ses rencontres (happé en passant), à poser (et proposer) des regards singuliers sur des micros évènements qui témoignent d’abord de son attachement aux personnes.


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Site d'Eric Girardot


>> l'effervescence du regard

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les pluches 12/03/2010 18:25


déchoir c'est des "cheu" voir quand "vé" n'est rien.


Ambre 11/03/2010 22:47


Le thème de l'industrie m'aurait sans doute moins passionné que son travail plus personnel, comme ces photos que vous nous présentez aujourd'hui et qui sont  très intéressantes.


ap 11/03/2010 20:04


Il me semble que l'expostion de Bercy est finie depuis un moment. Il y présentait des photographies (de commande) sur le thème de l'industrie, très différentes, donc, de celles du travail (plus
personnel) qu'Eric Giradot construit dans son approche de la ville.


Ambre 11/03/2010 11:37


Le photographe vu par l'oeil du peintre. Belle analyse dans "l'effervescence du regard".
Jusqu'à quand l'expo à Bercy?