Carnages chez Cranach (4- en marge)

Publié le par ap

"Ne va pas crotter tes souliers dans la forêt profonde, un seul arbre suffit pour égarer l’enfant : cache-toi derrière." Eric Chevillard, L'autofictif, 742 (3)

 

Il y a tout de même de curieux détails dans ces scènes de chasse dont je ne parviens pas vraiment à m’expliquer la, ou les significations. Je me contente donc ici de les relever en espérant qu'ils piquent la curiosité d'autres personnes.

Dans les deux premiers tableaux de 1529, sur la droite, un groupe de cavaliers - des seigneurs armés si l’on en juge par les mises – semble se tenir à l’écart de la course effrénée des bêtes, comme s’il se contentait d’observer.

Autre détail, dans les deux tableaux, une barque transporte des couples (ou tente de traverser la rivière ?). Bien que présents, ils ne semblent pas se soucier de la chasse outre mesure. A l’arrière de l’une des ce barques, il semble même qu’un moine (?) entreprenne une femme. Vraiment étrange! 

Publié dans peinture

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Gilbert Pinna, le blog graphique 12/12/2009 19:34



Tandis que sur les eaux tumultueuses, et prochainement ensanglantées, les cerfs, aux prises avec la meute, sont au carnage, les douces eaux blanches de la rivière d'amour transportent les
seigneurs, leurs dames et leurs toutous, autorisant même certains petits débordements...Bipartition des mondes, déni de réalité, processus de sublimation, catharsis etc...le monde
tel qu'il va, le monde tel qu'il peut tenir ?...