cliché 40

Publié le par ap

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Nos jeux de plage étaient simples. Se laisser porter par le va et vient incessant du rouleau en fin de course. S'échouer en haut de la grève sur le ventre. Des paquets plein le maillot. Le sable aux chevilles qui creuse. La vague qui recule arasant la plage. Redescendre en courant pour se faire cueillir par la vague suivante. Fracas du rouleau. Attendre le moment de la morsure de l'eau aux mollets. Et puis la nappe mousseuse qui remonte sur le sable et reflue en laissant, derrière elle, une auréole rose.

Et cela pendant des heures, jusqu'à ce que le corps roulé, râpé, réclame la pause.

Parfois les mains fouissaient cherchant la coquille dure sous les ongles. Ovale ou amande. Tellines.


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