cliché 32

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Cette tête recouverte d'un linge blanc... C'est aux "Amants" de Magritte datant de 1928, que j'ai tout de suite pensé.


A cause de l'eau aussi, peut-être, et de ce que raconte Hubert Haddad dans sa monographie du peintre surréaliste :

" Cette nuit de l'hiver 1912, Léopold (Magritte) et ses fils suivirent lrs traces de pas (de Régina) menant au pont de la Sambre. Mais on ne retrouva Régina que dix-sept jours plus tard; un parent proche recueillit le cadavre et se chargea de le ramener rue de Gravelles au jour des obsèques. Louis Scutenaire, que l'épouse de (René) Magritte taxera d'affabulateur, raconte certains détails : "... On repêcha le cadavre couvert de sa chemise de nuit. On n'a jamais pu savoir si elle s'était cachée les yeux pour ne point voir la mort qu'elle avait choisie ou si les remous l'avaient ainsi voilée."

C'est ce souvenir rapporté de la noyée que rené Magritte aurait laissé remonter à la surface de certaines de ses peintures. Voile du fantôme et de la revenante ou voile que l'on tire doucement sur le visage du défunt pour masquer le rictus et laisser reposer en paix.

Entre le visible et l'invisible, la présence et l'absence, une simple toile tendue.

Publié dans notes sur clichés

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