campagne

Publié le par ap


Il suffit parfois de pas grand-chose pour que l’on soit réconcilié avec le monde. Et pourtant j’avais de quoi pester, perdu entre Chalindrey et Chassigny.

Mais je m’étais laissé distraire par la lumière dorée de cette fin d’après midi qui modelait la campagne. Du coup, j’ai raté les panneaux qui m’avait conduit à l’allé.

Sur France Musique il y avait l’émission d’Alain Gerber où on finit par croire que le jazz est bien un roman. J’aime le grain de cette voix et les rôles que l'auteur endosse pour parler de ses musiciens de Jazz. D’abord, sans doute, parce que j’aime cette musique, ensuite pour la chair qu’il donne à ces personnes (ses personnages).


 

A Gray, la fiction a été rattrapée par le flash d’actualités... On y reparlait entre autres choses de la campagne (électorale), des bourdes des uns et des audaces des autres, des coups de théâtre qui en sont, bien évidemment… Finalement j'ai pensé que la fiction continuait.

J’ai détourné mon regard en passant le pont. L'écume argentée était identique au flux des nouvelles.

Un vol d’étourneaux à la sortie de la ville m’a fait me souvenir d’un dessin à l’encre de Nicolas de Staël. Je me suis dit que c’était finalement ça le plus important : Staël et la campagne que je venais de traverser.

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