cliché 17

Publié le par ap



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Une foule et une main. Une avenue bondée, un jardin en été fleurit de salicaires.

Un évènement susceptible de faire se masser des milliers de citadins et un non évènement, trois fois rien : un insecte au creux de la paume digne d’intérêt. Du bruit, des slogans lancés, de la cacophonie, une rumeur lourde ou le bourdonnement familier d’une après midi à la campagne. Des bras levés, une main tendue.



Regardez nous ! Regarde ça !



Y aurait-il pourtant un bruissement commun de ces deux images, que tout, décidément, éloigne, une analogie improbable entre cette fourmilière humaine qui emplit le cadre et vient se presser contre l’objectif voyeur, et de l’autre, cette main ouverte, offerte comme un plateau à la danse d’une guêpe ?



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