Les cris dans l'art : Hue!

Publié le par ap

 

 Des mots, des cris, les écriteaux, des pancartes, des enseignes, des slogans, des panneaux, des marques, des signaux, des bruits, des ratures, des cris et des ratures, des écrits-ratures ? des lettres perdues, des mots tronqués, masqués, cachés, hachés?


Rumeurs visuelles de la rue qui vomit des lettres, crachote des bouts de phrases, murmure des directions, professe des dictons, assène des principes et des contradictions.

Expressions accouplées, accolées (tout contre), bousculée, télescopées, culbutées. Suites de phrases bruissantes, mariées au hasard des jours : cadavres exquis de la langue qui chavire, balbutie et se réinvente dans une succession de hoquets. La rue bégaye, parle à mi voix, à demi mots, à grands cris.

Les murs placardés sont des bouches parlant toutes en même temps, dans un brouhaha confus  et polyglotte. Toutes ces typographies mêlées, métissent le verbe, hybrident la langue.

Hue! La rue meurt !!?. Comment ça ?

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