La retenue

Publié le par ap

(Claude Ogiz)





"Bien sûr qu’il faut se battre pour vivre sur la Terre
Mais ceux qui ont des réserves grasses et superflues
Pour trois ou quatre vies encore après leur vie
Ceux-là devraient montrer un peu de retenue
Dans l’combat quotidien pour le feu et le pain
Ils n’ont pas de mérite, mais le bonheur douteux
D’avoir pu hériter d’la fortune des aïeux
Du trésor amassé en quelques générations
En râclant la sueur sur le dos de Ninon (bis)



Bien sûr qu’il faut se battre pour vivre sur la Terre
Mais ceux qui habitent des résidences cossues
Dans des propriétés si vastes qu’on s’y perd
Ceux-là devraient montrer un peu de retenue
Dans l’combat quotidien pour le feu et le pain
A leur esprit rapide, leur mépris de l’humain
Ils doivent leur position, heureux cadeau divin
De patrons qui rackettent pour quelques maigres miettes
Le temps de l’ouvrier ça n’est pas très honnête (bis)


Bien sûr qu’il faut se battre pour vivre sur la Terre
Mais ceux qui ont grandi entre leurs père et mère
Sous un toit confortable, dans une contrée élue
Ceux-là devraient montrer un peu de retenue ...
Dans l’combat quotidien pour le feu et le pain
Ils ont eu le loisir, au long d’une vie facile
D’étudier, de choisir une carrière fertile
Qui leur assure présence dans les beaux coins herbeux
Leur offre des perchoirs où les fruits sont juteux (bis)

 


Bien sûr qu’il faut se battre pour vivre sur la Terre
Mais ceux qui ont vécu dans ces villes lunaires
Où n’y’a plus de nourriture mais des bombes perdues
Ceux-là bien entendu n’ont pas de retenue ...
Dans l’combat quotidien pour le feu et le pain
Sont poussés dans le dos par la peur et le froid
Ils vont sur les chemins, aspirés par l’espoir
Tendus vers leur destin, ce sont des insurgés
Attirés par nos lampes et l’odeur du café. (bis)
"

(texte extrait de l'album "Danser sur le fil" - 2009)





(photographies prises le 07.05 lors du concert de Claude Ogiz - 9e Festival Bernard Dimey, Nogent en Bassigny)

 

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