L'image en question (2)

Publié le par ap

110206-barleduc.jpgP.Cezanne
110206-barleduc.jpgE.Quarton

La peinture est sans doute, à mes yeux, le medium qui, dans sa forme autant que dans son expression (et disant cela je ne parle bien sûr ni des esthétiques, ni des époques, ni du sujet) est le plus permanent (constant) des modes de représentation, en cela qu’elle tient depuis son invention aux mêmes exigences fondamentales qui consistent à inaugurer un espace.  

110206-barleduc.jpgC.Corot
110206-barleduc.jpgP.Picasso

Depuis toujours la peinture répète, la même phrase. Depuis toujours le peintre dépose des pigments pour rencontrer, retrouver ou reconnaître ce qui au fond est sans mot et qu’il ne sait pas nommer mais qui pourtant le traverse et le retourne. Nous traverse et nous retourne.

110206-barleduc.jpgS.Martini
110206-barleduc.jpgA.Giacometti

Cet espace sans mot qu’inaugure la peinture, humide ou sec, rêche ou fluide, léger ou lourd, dense ou évanescent, est la trace inattendue et inouïe de cette traversée.  L’écran ou la surface qui recueille, condense les éléments de cette démarche singulière porte visible toutes les strates de son avènement.

110206-barleduc.jpgR.Motherwell
110206-barleduc.jpgE.Delacroix

L’espace pictural est un corps, une chair contenant ces plaies ouvertes et ses cicatrices. Un corps qui s’expose dans sa fragilité, ses pudeurs et ses épanchements.

110206-barleduc.jpgDuccio

 

110206-barleduc.jpgJ.Johns

Dans ce musée imaginaire de la Peinture (mon mur d’images rêvé ou réel) ce sont ces relations à la fois indicibles et pourtant terriblement évidentes (logiques) qui sont proposées. Ma propre peinture est nourrie de ces familiarités ou de ces connivences.

110206-barleduc.jpgF.Clouet

110206-barleduc.jpgG.Morandi

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