cliché 44

Publié le par ap

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Si ce n’était la courbe embrumée des montagnes c’est à la 404 blanche de mon père, garée le long du trottoir, à la sortie de l’école, que je pense ici.

Et plus qu’à la voiture elle-même c’est à la ville de Nouakchott dont je me souviens, à la lumière blanche, au vent de sable qui s’infiltrait jusque sous les portes, aux épineux posés ça et là dans ces immenses terrains vagues parsemant ce centre ville à l’occidentale planté au milieu du désert, aux chèvres maigres vêtues d’un tablier errant dans les avenues parcourues de boubous bleus ou blancs surmontés de turbans, au terrain de foot où nous allions nous écorcher les genoux sur les coquillages qui affleuraient sous la poussière ocre, aux mouches collées aux coins des lèvres, au sauterelles vertes tournoyant dans la clarté falote des lampadaires.

Sur les ondes courtes on entendait les Poppies et le claquement de langue d’un certain V.G.E, alors président de la république Française.

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