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cliché 34

Publié le par ap

45

L'illusion nous tient quand, les yeux rivés sur le reflet d'une réalité, que serait l'image, nous relâchons notre vigilance.

Non, ceci n'est pas un chat, ni un challenge, ni aucun des deux, ni des trois. Ceci est un passage de matou, un entre deux pas sage. Ce chat là n'est pas un leurre : ce persan est bien une image photographiée dans livre - et il y a bien trois couffins (sans patin) alignés le long du mur ! – Pourtant il n’a ni les uns les autres.



L’illusion nounou tient quand lait, ronron et pattes en rond, (etc..)

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R-(humeurs)-eprises

Publié le par ap


(Rumeur, 27-02-07 - huile sur papier toilé)


"Chasser alternativement, ou simultanément, du regard (lumière du quai soudain brillante, éblouissement) et des mots (intimité dans la rame, sous terre, qu'on me loue enfin ce tombeau...). Clignotement du désir à travers la variation de ses médiums..."
Christian Doumet - Rumeur (de la fabrique du monde)  Ed.José Corti

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(gel effet)

Publié le par ap


(finalement, je l'ai fait !)

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cliché 33

Publié le par ap

 


44

Un chien de dos, dressé sur ses pattes arrières semble tenir en équilibre sur les genoux de son  maître, de sorte que la fourrure sombre de son corps masque le visage de ce dernier. La masse sombre du corps assis de l’homme, se confond donc avec celle du chien, au point que la tête de l’animal devienne, un instant la tête de l’homme.

Derrière eux se trouve un bonhomme de neige de grande taille, décoré avec forts détails et coiffé de la casquette de son auteur présumé. Devant eux, se trouve le photographe, dont on peut imaginer qu’il a, lui aussi, aider à façonner la figure blanche. L’ensemble, tel quel, avec cette superposition des êtres et des formes, me fait penser à une oeuvre de Erik Dietman.

Une figure peut en cacher une autre pourrait-on dire, comme on peut encore le lire à hauteur de certains passages à niveau.

 


En 2001, sur la plage du Grau du roi, en « baladant » comme dirait Patrick, j’avais croisé un tronc couché, étrange corps simiesque. Malgré mes efforts pour le photographier debout comme s’il s’agissait d’un totem il ne tenait pas. Patrick lui a donc servit de tuteur. Il était prévu que je détoure l’objet sur la photo et que je le pose sur un socle virtuel,  juste comme ça pour s’amuser en disant « voici mon dernier travail de sculpture… » Et puis, le temps passant, j’ai oublié jusqu’à l’existence de cette image. Le récent travail d’inventaire des photographies l’a ramenée au jour tout comme la mer avait déposé le tronc en haut de la plage.



Tout compte fait je crois qu'elle restera comme ça !

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reprise(7)

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Reprises : "St Thomas 2 " - Huile sur toile - 50 x 47 cm - 23/02/2007

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aussi, lente reprise(6)

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Reprises : "St Thomas 1" - Huile sur toile - 50 x 45 cm - 20/02/07

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Clopin, clopan

Publié le par ap

Le regard dans le vague, j’attendais assis au volant sur le parking du supermarché de Marnay ; Marnay sur Ognon – sans liaison, car cela en froisse certains – pour être plus précis, car des Marnay, c’est comme Nogent, il y en a des tas. Face à moi, de l’autre côté du pare-brise, la vitrine d’une pharmacie, la seule du bourg.

« Arrêter de fumer sans prendre du poids ! » indiquait une publicité pour un palliatif au tabac. Ha oui, c’est vrai, tant qu’à devenir sain autant garder la ligne, rester séduisant…


Ca me fait penser que, quelques années en arrière, c’était la cigarette qui était un accessoire de séduction. Que seraient Rita Hayworth sans le nuage de fumée qui décolle de ses lèvres dans « Gilda », Humphrey Bogart dans « Le grand sommeil » ou Belmondo dès le premier plan de « A bout de souffle » ?

Ainsi pour aborder une personne il n’est plus de bon ton de dire « Pardon, avez-vous du feu ? » ou « T’as pas une tige ? » ou « Tu m’en roules une ? » - ce qui convenons en, au moins pour la dernière expression, était une belle entrée en matière…-.  « Voulez vous un patch? » n’est pas très prometteur, surtout si l’on ajoute « Je vous le colle où ? ». D’ailleurs, autant il était possible de partager une cigarette, autant il sera difficile de s’échanger un patch.

 

Il nous reste donc les bonbons et autres friandises. Vous me direz que proposer des bonbons à sucer reste dans l’ordre de la métaphore, mais là, attention il faudra veiller à ce que ce soit des bonbons « sans sucres ajoutés, très mauvais pour le cœur ! »

 

Je jette un coup d’œil à ma gauche, dans le rétroviseur extérieur. Un papé enfourne dans son coffre, depuis bientôt dix minutes, le contenu d’un caddy. Il fait chaque geste en prenant son temps, presque au ralentit. Je fais quelques images machinalement.



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...aussi, lente reprise (5)

Publié le par ap


(Reprises - 4 états de St T 1 - 18 et 22 février)

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Passez moi l'expression!

Publié le par ap


« …un bâtiment en briques rouges avec des fenêtres bleues, vous trouverez facilement en suivant la direction piscine et patinoire… Disons 17h30, demain ! »

Je n’avais jamais pratiqué – ou plutôt subi - d’EMG et je ne connaissais pas le protocole.

 « Asseyez vous sur le siège et détendez-vous », m’a dit le médecin. Il a posé des pinces en divers endroits de ma main et mon avant bras, « Nous utilisons de l’électricité pour cet examen… Ce n’est pas très agréable… », a-t-il ajouté, avant de tourner le bouton de l’appareil.

Si vous avez déjà pris du jus en touchant des fils électriques dénudés, reliés au secteur, vous pouvez vous faire une idée de la sensation. Ca, plus l’implantation d’aiguilles dans les muscles pour mesurer la contraction de ceux-ci… Bref, un petit supplice.

Assis, le bras gauche offert aux décharges de courant, j’ai compris soudain la monstruosité du procédé utilisé pour l’application de la peine capitale dans certains états des Etats Unis d’Amérique. Car si tout le monde a  une fois au moins, dans sa vie éprouvé cette secoue provoquée par le courant traversant le corps, même à faible dose, personne n’a jamais testé la pendaison ou la décapitation avant… Ce qu’il y a donc de barbare dans cette exécution, au-delà du fait que ce soit une mise à mort programmée, c’est qu’elle repose sur une mémoire intime de la douleur, comme devait l’être l’épreuve du feu pour les gens condamnés au bûché.

Quinze décharges plus tard, le médecin m’a annoncé que tout allait bien et qu’il ne semblait pas y avoir de lésions du système nerveux à ce stade de l’examen. Il ne comprenait pas très bien ce qui se passait mais suggérait de creuser encore. Là, j’ai un peu tiqué, j’avais encore les effets des ondes qui résonnaient dans mon avant bras… Puis, après avoir repris les éléments du dossier et repassé en revue les différents symptômes, il a dit : « En fait, je crois que vous êtes au bout du rouleau ! ». 

L’expression a claqué comme une gifle. Pour moi cela voulait dire rideau ! Devant mon désarrois, il a cependant tenu à nuancer son propos : « Trop de fatigue, de stress  - c’est fou comme ce mot est utilisé lorsque rien de concret ne peut être mis en face - et votre système nerveux central déraille. Plus rien n’est coordonné, c’est la panique à bord, le grand bordel !... Passez moi l’expression ! ».

Bon! Mais que voulait dire vraiment cette expression, « être au bout du rouleau ». En rentrant chez moi, pour en avoir le cœur net, j’ai effectué quelques recherches

J’ai d’abord croisé, sur le forum de l’Université de Médecine de Montréal un article sur le SFC, avant de trouver l’origine de l’expression sur un autre site :

« Jusqu'au Moyen Age, les livres étaient constitués de feuilles collées bout à bout, écrites sur une seule face, puis enroulées autour d’un bâton d'ivoire ou de buis. Cette feuille portait le nom de rôle. C'est d'ailleurs sous ce nom qu'on appelait les registres administratifs et de ce nom également que vient l'expression "à tour de rôle". Contrairement aux textes littéraires, le texte des acteurs médiévaux d'une pièce de théâtre était écrit sur un rôle (ce qui explique l’expression « jouer un rôle. »). Lorsque la feuille était de petite taille (ou le rôle de théâtre peu important), on utilisait le diminutif de rollet. Ainsi, celui qui arrivait au bout du rollet n'avait plus rien à lire ou dire.

A la fin du XVIIe siècle, par extension, quelqu'un qui était au bout de son rollet  était quelqu'un qui ne savait plus quoi dire à la fin d'un discours, plus quoi faire dans ce qu'il avait entrepris, plus quoi répondre ou plus trouver de quoi vivre.

C'est donc tout naturellement que, détachée de son origine théâtrale avec la connotation « à bout de ressources », l'expression, au XIXe siècle a été utilisée, d'autant plus que les ressources financières étaient alors aussi matérialisées par de petits rouleaux de papier où l’on rangeait les pièces (comme les banquiers le font toujours aujourd'hui). Être au bout de son rouleau c'était ne plus avoir de pièces donc d’argent.

Enfin, cette expression aurait été revitalisée à la fin du XIXe siècle par les cylindres (les rouleaux !) des phonographes de l'époque qui produisaient des sons de plus en plus déformés au fur et à mesure que le ressort du mécanisme arrivait en bout de course, donnant l'impression de peiner et de ne plus en pouvoir. »

Finalement, j'ai songé que l’association avec le rideau qui retombe sur la scène, après le spectacle n’était donc pas si éloignée du sens


[…]

Publié dans écrits

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cliché 32

Publié le par ap

43

Cette tête recouverte d'un linge blanc... C'est aux "Amants" de Magritte datant de 1928, que j'ai tout de suite pensé.


A cause de l'eau aussi, peut-être, et de ce que raconte Hubert Haddad dans sa monographie du peintre surréaliste :

" Cette nuit de l'hiver 1912, Léopold (Magritte) et ses fils suivirent lrs traces de pas (de Régina) menant au pont de la Sambre. Mais on ne retrouva Régina que dix-sept jours plus tard; un parent proche recueillit le cadavre et se chargea de le ramener rue de Gravelles au jour des obsèques. Louis Scutenaire, que l'épouse de (René) Magritte taxera d'affabulateur, raconte certains détails : "... On repêcha le cadavre couvert de sa chemise de nuit. On n'a jamais pu savoir si elle s'était cachée les yeux pour ne point voir la mort qu'elle avait choisie ou si les remous l'avaient ainsi voilée."

C'est ce souvenir rapporté de la noyée que rené Magritte aurait laissé remonter à la surface de certaines de ses peintures. Voile du fantôme et de la revenante ou voile que l'on tire doucement sur le visage du défunt pour masquer le rictus et laisser reposer en paix.

Entre le visible et l'invisible, la présence et l'absence, une simple toile tendue.

Publié dans notes sur clichés

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